La question cruciale du dodo sur le GR 34

Je pense que tout bon être humain se pose la question de la nourriture, de l’eau et du dodo.

Je reviens dans un premier temps sur le dodo ! Car bien se reposer signifie mieux récupérer physiquement et repartir plus serein.

C’est vraiment très important sur une marche au long cours !

Comment ai-je fait sur le GR34 ?

Je possède tout le matériel de camping de base : j’ai une tente, un matelas gonflable et un sac de couchage (plus un drap de soie). Je peux donc dormir n’importe où.

Plus facile à dire qu’à faire ! Les débuts furent tâtonnants, ne sachant pas trop comment m’organiser. Transgresser la loi pour poser mon couchage n’importe où me terrifiait.

Déranger les habitants me pétrifiait. Bref, je n’étais pas très à l’aise avec le principe du bivouac et pourtant, je cherchais à me confronter à ces limites pour trouver la liberté totale…

Il m’a fallu du temps pour prendre le pli. Accepter de gérer différemment mes journées pour ne pas les finir à 17h (ce qui est très confortable pour organiser sa soirée), monter ma tente dans un camping, prendre une douche et me poser.

Mais plutôt accepter de manger sans la protection de sa tente et monter cette dernière juste avant que le soleil ne se couche. Changement d’ambiance. Mais ça se fait royalement bien.

Si vous cherchez à faire uniquement du bivouac. Sachez que vous trouverez toujours un endroit où poser votre tente. Plus ou moins proche du sentier évidemment, mais vous trouverez. Pas d’inquiétudes.

Quant aux campings, il y en a presque tout le long. Idem, vous ne peinerez pas à en trouver. Je vous conseille tout de même de vérifier le matin sur Maps.me ou sur internet leur localisation et surtout si ils sont ouverts. Mais sans ça, vous n’aurez que peu de soucis à vous faire, si vous avez votre tente sur le dos.

NB : la plupart des campings sont fermés d’octobre à Pâques.

La question de la douche, de l’eau et de la nourriture se pose évidemment aussi, j’y reviendrais dans un autre article.

Mais une chose est sure, hormis la mer pour se baigner en fin de journée et potentiellement les toilettes publiques pour se rincer, votre hygiène va en prendre un sacré coup. Mais on survit extrêmement bien à cela !

Qui plus est, vous n’êtes pas obligé de faire du bivouac tous les jours. C’est une liberté certes, mais la marche doit rester un plaisir.

Perso, je mêle donc dodo chez l’habitant, camping et bivouac sans aucuns scrupules. Je n’ai rien à prouver à personne.

Lorsque je dors en camping, je ne réserve pas à l’avance. Hormis si nous sommes nombreux et que nous souhaitons tous dormir au même endroit. Sinon, en arrivant, il y a très régulièrement de la place pour les randonneurs avec une tente relativement petite (et sans voiture évidemment). D’autant plus si nous utilisons le même emplacement.

Un emplacement de camping peut recevoir 4 tentes sans soucis, sachez-le. Ils sont faits pour de grandes tentes confortables et une voiture plutôt que pour nos toutes petites tentes de randonneurs.

Quant à l’hébergement en dur ; je l’ai un peu utilisé au début, le temps de me remettre dans le mood ou pour me protéger d’un bon orage. Booking.com est, en règle générale, plutôt pratique. Mais sinon pour les gîtes communaux ou les auberges de jeunesse, je me pointais directement là-bas et je demandais si il restait de la place. Si non, le camping n’est jamais très très loin ou la sortie de la ville pour trouver un endroit au calme où bivouaquer.

Vous savez tout sur ma façon de dormir sur le GR34.

Le bonheur !

J’ai acquis une liberté sans égale à me confronter à mes peurs et mes préjugés. J’ai pris du plaisir à être totalement ouverte aux possibilités s’offrant à moi ; au lieu de m’arrêter sur une seule possibilité d’hébergement. Et j’ai surtout appris à lâcher prise. Quel bonheur !

Mes lieux d’hébergements se trouvent à la fin de chaque bilan hebdomadaire.

J’espère avoir répondu à vos questionnements. Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à m’écrire.

Publié par Jeanne Fauquenot

Passionnée de patrimoine, d'art et d’espaces naturels ; je me suis mise en tête de découvrir, en marchant, ce pays merveilleux qu’est le France. Il m'est alors apparu qu'il m'était nécessaire de partager mes découvertes dans cet extraordinaire monde qui est le nôtre. J'espère que toutes mes aventures vous plairont.

2 commentaires sur « La question cruciale du dodo sur le GR 34 »

  1. Merci.
    Tu donnes des trucs et des outils pour garder le moral, le peps..
    Question. Tu ne distingues pas bivouac au clair de lune de bivouac en tente. Est-ce que tu as pu dormir (en toute sécurité) dehors au clair de lune?

    Car, sur le chemin côtier de Santiago ( Pays basque) je n’ai pas pu le faire (trop de hameaux d’exploitations agricoles).

    J'aime

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