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Bilan de la seizième semaine

Arrivée à Menton, 2 807 km parcourus, 109 jours, 11 day off, 60 000 m de dénivelé, 38 grues, 8 lavage de cheveux, 9 lessives, 3 trous dans mon matelas, 15 départements traversés, 4 pays foulés, 2 paires de chaussures et chaussettes usées, 3 t-shirts, 1 semaine à la maison non prévue, un peu de sable de la mer du nord qui se retrouve en Méditerranée.

Mais surtout des rencontres magiques, des paysages à couper le souffle, quelques coups de mou et une aventure extraordinaire.

En ce début de semaine, je sens la fin de l’aventure approcher à grands pas. J’avais hâte de terminer, il y a quelques jours. Mais plus le temps passe et plus je ralentis la cadence. J’ai besoin de profiter des derniers instants sur ce chemin…

D’autant plus que le Mercantour et la vallée des merveilles me concoctent de belles surprises.

Je passe de lits de rivières totalement détruits par la tempête de l’année dernière, à des plateaux herbeux, en passant par des pierriers interminables mais chouettes.

Cette aventure fut extraordinaire de rencontres, de découvertes et d’expériences… Bien qu’elle ait été aussi belle que dure, je suis heureuse d’avoir eu la chance de me lancer dans une telle épopée.

Elle a été si différente du départ de Dunkerque à l’arrivée à Menton. J’ai expérimenté tant de paysages, je me suis découverte une force de caractère et une ténacité sans précédent, j’ai eu la chance de voir bon nombre d’animaux qu’on ne voit qu’en photo… Bref, j’en ai « chié » mais ça valait largement le coup !

Aurais-je attaqué cette aventure si j’avais su combien ça allait être dur ? Probablement pas ! Mais par chance, je n’en savais rien et j’ai eu la plus belle des surprises en découvrant que ça peut être encore plus beau que ce qu’on imagine lorsque l’on va chercher au plus profond de soi pour continuer d’avancer… Pas après pas, kilomètre après kilomètre.

Il m’est difficile de faire un résumé de ces 16 semaines de marche. J’ai tant appris, tant vue, tant découvert… Je ne m’imaginais pas, en foulant l’asphalte de Dunkerque, vivre tout cela. Une randonnée au long cours, c’est exactement ça : ne pas savoir où l’on met les pieds, mais se lever chaque jour avec l’envie d’avancer un peu plus. Repousser ses limites, sortir de sa zone de confort (quotidiennement), mais aussi s’écouter, se délecter de paysages insoupçonnés et profiter !

Cette fois-ci, j’avoue que je m’attaquais à un sacré challenge ! Les montagnes ! On met un nom sur ces zones géographies, mais peu en connaissent vraiment les paysages, les dénivelés, les difficultés et les beautés ! Pour moi, c’était 3 noms : Vosges, Jura et Alpes. Sans savoir où vraiment c’était, ce que ça comprenait et ce qui m’y attendait ! J’y ai découvert trois massifs totalement différents mais tout aussi beaux les uns que les autres.

Je m’y suis trouvée. Moi qui n’avais jamais vraiment marché en montagne, encore moins bivouaqué ou ne serais-ce que manger une crêpe en refuge !

J’ai tout découvert de la montagne : pluie, vent, orage, abris gardés ou non gardés, névés, patous, cols, sommets, altitude, dénivelés positifs et négatifs et tant d’autres choses… Bref, c’était magique !

Mais surtout, j’y ai expérimenté une France merveilleuse de gentillesse, de bienveillance et de beauté à travers ses habitants !

Ainsi qu’une histoire forte ; des bunkers du Nord aux fortifications Vauban, en passant par la ligne Maginot, les vallées sidérurgiques et minières abandonnées et les châteaux vosgiens.

Alors Merci !

Merci à mon corps, une fois de plus, de m’avoir porté jusque-là !

Merci à ma famille de croire en chacune de mes aventures même si ce n’est jamais simple de l’accepter.

Merci à mes amis d’être un pilier nécessaire à mon équilibre et de me remettre dans le droit chemin quand je m’égare.

Merci à mes sponsors de croire en moi et de me fournir de quoi randonner !

Et surtout, merci à toutes ces familles qui, souvent, pour la première fois, ont accueilli une inconnue chez eux. Merci pour ces discussions et ces moments de partage. Merci pour vos repas, vos lits douillets et votre gentillesse. Merci d’avoir ponctué mes pérégrinations d’un moment familial.

CLAP DE FIN

Le petit point dodo :

30.08.21 – Le Boréon : Chez Nicolas,

31.08.21 – Vallée des merveilles : Refuge de Nice,

01.09.21 – Le camp d’argent : Gite d’étape les estives,

02.09.21 – Plan du lion : bivouac,

03.09.21 – FIN.

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Bilan de de la quinzième semaine

Après 15 jours sur le GTA, je me dis qu’il est temps de faire une pause. Les jambes sont lourdes, la fatigue s’installe et je n’arrive plus trop à profiter de chaque instant ! Il faut donc prendre du temps pour récupérer et repartir de plus belle. Après tout, c’est presque la fin, je n’ai pas envie de tout bâcler !

Par contre, je perds mes acolytes de rando. Ça fait tout bizarre de les laisser partir sans moi, mais je suis contente de me prendre un peu de temps, pour d’autant plus profiter de la suite.

Ce ne sera pas 1 mais 2 jours de repos que je m’octroie pour mon 100ème jour de rando. Quel plaisir de prendre un peu de temps sans penser article de blog, gestion des étapes, etc.

La motivation n’est pas vraiment au rendez-vous, mais je repars tout de même… Après avoir laissé passer l’orage. La remise en jambe n’est pas des plus simple, mais je fais tout de même de jolies étapes et j’en prends plein les yeux. Le Queyras, l’Ubaye et le Mercantour m’accueillent comme il se doit.

Avec, leurs marmottes et leurs patous. Je me fais d’ailleurs chahuter à la première rencontre par 3 molosses pas bien commode à 8h du mat’. Pas très rassurée, je continue ma route et je me rabiboche avec d’autres dès le lendemain matin. Merci à Yannick d’avoir 10 chiens merveilleux qui prennent soin de son troupeau, sans sauter sur les randonneurs.

Durant cette semaine, j’ai eu la chance de rencontrer des bergers : Claude et Prosper. Tout deux, d’un certain âge, ce qui rend la discussion d’autant plus extraordinaire. J’ai pu découvrir leur vocation, mais aussi l’intérêt de ces gros chiens pas très bien lunés et l’impact factuel du retour du loup dans cette région. Quelle abnégation que ces métiers d’éleveurs et d’agriculteurs. Je suis toujours estomaquée par leur force et leur amour pour ce métier si difficile. Mais surtout, merci, à eux de le faire perdurer, c’est incroyable.

Je pensais être débarrassée du mauvais temps une fois arrivée en région PACA… Pensez-vous ! Les orages ne cessent de menacer. Et après un orage en montagne, on apprend qu’il faut se mettre à l’abri quand il se pointe.

Mais surtout, je ne sais pas encore si je vais jusqu’à Menton ou Nice. C’est encore une fois ces fichus orages qui décideront de la route à suivre dans les prochains jours. Quelle aventure ! J’en aurais appris des choses depuis le 18 mai !

Ce qui est sur c’est que l’aventure est belle et

Le petit point dodo :

23.08.21 – Ceillac : Chez ma tante,

24.08.21 – Ceillac : Chez ma tante,

25.08.21 – Ceillac : Chez ma tante,

26.08.21 – Aux alentours du lac plate lombarde : bivouac,

27.08.21 – Bousseyas : bivouac,

28.08.21 – Roya : refuge de Roya,

29.08.21 – St Sauveur sur Tinée : gîte d’étape communal.

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Bilan de la quatorzième semaine

2 517 km parcourus, 8ème lavage de cheveux et lessive, premiers névés foulés, premier bivouac à plus de 2500 m d’altitude, traversée de la Vanoise, première fois que la tente est gelée au réveil, premier sommet à plus de 3100 m, une sacrée expérience.

Le GR 5 reste un chemin bien plus emprunté que tout ce que j’ai pu faire jusqu’alors. Évidemment ce n’est pas le Tour du Mont Blanc que j’ai croisé pendant quelques étapes, mais ce GR a sa petite renommée et j’y croise tout plein de gens.

C’est agréable de recroiser des têtes connues, de discuter avec des gens et de cheminer avec d’autres.

En quelques jours, nous constituons un petit groupe bien rigolo avec lequel nous avançons d’un bon pas et à un rythme qui me plaît bien. Je ne perds pas de vue mon objectif : la mer ! Faut-il traverser de nombreuses montagnes pour cela… Et je dois bien avouer que c’est dur, alors avec de la compagnie, c’est plutôt chouette.

Cette seconde semaine dans les montagnes me propose tout un tas de nouveautés… Dont un réveil à 2500 mètres d’altitude avec ma tente gelée. C’était frais mais surtout très surprenant. J’y ai vu mes premiers edelweiss. J’ai aussi traversé le parc national de la Vanoise aux paysages plus dingue les uns que les autres.

J’ai eu la chance de croiser un sacré paquet de marmottes et de bouquetins… J’ai été survolée par de gros rapaces. Et j’ai vu tout plein de vaches et de moutons en alpage.

J’ai aussi mangé un café gourmand en pleine montagne, marché sur des névés, découvert un glacier, grimpé sur un sommet à plus de 3190 m…

Bref, ce fut une semaine intense en nouveauté encore une fois.

Cependant je fais le deuil du tour du Mont Blanc, de celui du Queyras ou encore de l’Ubaye. Cette traversée des Alpes se suffit à elle-même, je n’ai pas envie d’en rajouter.

Le Queyras.

Mais c’est merveilleux, à tout bientôt pour le prochain résumé haut en paysages à mon avis.

Le petit point dodo :

16.08.21 – Le refuge de Rosuel : Chez Julie et Olivier,

17.08.21 – Le refuge de la leisse : bivouac ,

18.08.21 – Le refuge de Plan-sec : bivouac,

19.08.21 – La Loza : bivouac,

20.08.21 – Chalets de Thunes : bivouac,

21.07.21 – La vachette : bivouac,

22.08.21 – Le lac de Roue : bivouac.

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Bilan de la treizième semaine

2 317 km parcourus, premier bivouac à 2000 m d’altitude, premiers cols à plus de 2000 m, beaucoup de montées et de descentes, première semaine dans les Alpes, premier orage de montagne, c’est magnifique, un pur régal, mais c’est dur !

À quelques heures d’un orage de montagne faramineux !

Une semaine de haut et de bas familiaux, hospitaliers et organisationnels pour enfin retourner sur la tant attendue, mais crainte, GTA !

Il n’a pas été aisé de retourner parmi les miens, de couper avec la rando et de reprendre un rythme de vie « normal ».

Puis de tout quitter, de nouveau, pour sauter dans des trains et refaire face à ces montagnes quittées une semaine plus tôt.

Mais, lundi 9 août 2021, 13h30, j’y suis !

Me souviendrais-je, après l’avoir fait, de l’appréhension qui m’habitait ? De l’impatience, mais aussi de l’incertitude d’attaquer cette dernière partie du voyage… et pas des moindres !

650 km, 30 000 mètres de dénivelé positif et tout cela en espérant que le temps soit clément.

Vais-je en être capable ? Quel sentiment ces paysages (inconnus) vont me procurer ? Vais-je rencontrer du monde ? Comment vais-je faire pour l’eau ? Et les bivouacs ?

En même temps, ça a l’air si dingue ! Aller Jeanne, attaque, tu verras ensuite !

Ça sera la semaine des premières : sommets à plus de 2000 m, bivouac à plus de 2000 m, dodo en refuge, orage de montagne (très flippant), dénivelés positifs et négatifs jusqu’alors jamais imaginés faisables en une journée… Mais c’est très chouette.

Je m’excuse par avance pour le retard pris sur les réseaux sociaux et sur ce blog. Le réseau est vraiment très léger voir inexistant et j’avoue ne pas avoir beaucoup de batterie. Je suis donc plutôt discrète ces derniers temps, mais pourtant, je pense à vous écrire mes petites aventures, j’ai juste du mal à vous les partager.

J’espère réussir à être un peu plus présente ces prochains temps. Sinon je prendrais le temps de tous vous répondre à la fin de ce voyage. Quoi qu’il en soit, merci pour votre soutien et votre gentillesse ces derniers temps, ça m’a beaucoup touché.

Le petit point dodo :

09.08.21 – Chalets de bise : refuge de bise,

10.08.21 – Chalet de Chésery : bivouac,

11.08.21 – Salvagny : bivouac,

12.08.21 – Chalets d’Arlevé : bivouac,

13.08.21 – Col de Voza : bivouac,

14.07.21 – Refuge de la Balme : bivouac,

15.08.21 – Refuge de la Balme tarentaise.

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Bilan de la douxième semaine

2 157 km parcourus, au pied des Alpes, arrivée à St Gingolph, une seule journée de marche, repartie auprès de ma famille, une semaine à retenir son souffle, mais rassurée, bientôt de retour sur les chemins !

À deux pas de St Gingolph.

La semaine dernière a été forte en émotion. 4 jours d’arrêt après avoir puisé tout au fond de mon corps les dernières ressources d’énergie. Épuisée, il m’a fallu pas mal de temps pour récupérer, mais surtout pour me relancer.

Mais ces quelques jours de break m’ont permis de remettre à sa place cette aventure ! Les exemples que nous côtoyons ne peuvent pas prendre plus de place que nos propres besoins. Alors si ils ont besoin de 3 jours pour récupérer mais moi 4, autant écouter mon corps ; car c’est lui qui me portera quand je serais à 2 000 m dans le froid et la pluie !

L’arrivée à St Gingolph.

Et puis, toute cette aventure, ça doit être du bonheur ! Et j’ai envie d’en profiter chaque seconde ! Je n’aurai plus jamais l’occasion de vivre pour la première fois tout ça. De découvrir l’anxiété face à ces montagnes immenses que sont les Alpes, mais aussi l’excitation. Avoir envie d’entreprendre cette « dernière ligne droite » mais avoir besoin de récupérer ! Tout cela est l’aventure, mais surtout ça me remet à ma place d’être humain et ça calme mon petit orgueil de chalengeuse et de sportive ! Même si ça a été compliqué, ça me permet d’attaquer cette nouvelle semaine plus sereine et ça n’a pas de prix au final !

J’arrive donc en début de semaine à St Gingolph, aux pieds des Alpes. Le point de départ de la Grande Traversée des Alpes. Quelques heures plus tôt, j’apprends que mon papa, hospitalisé depuis la veille, ne sortira pas aussi rapidement que « prévu ». Je prends donc la décision de mettre sur pause mon aventure pour retourner auprès des miens.

Mes projets de randonnée ne me font pas oublier le plus important, la famille. Et bien que souvent loin, je ne peux que les faire passer en priorité lorsque la situation le demande.

Ça n’a pas pour autant été facile de prendre cette décision. Mais ça me semblait être une évidence même si je touchais du bout des doigts ces montagnes qui me font de l’œil depuis le départ.

Alors je mets de nouveau un petit mouchoir sur mon orgueil et sur mes plans pour sauter dans un bateau, puis 3 trains avant de retrouver ma famille.

J’espère revenir tout rapidement sur les chemins. En attendant, n’oubliez pas que c’est faisable et que nous avons tous en nous la possibilité de le faire.

Accueillons les événements inattendus comme les belles rencontres pour grandir de cette expérience de vie hors du commun. Et puis, j’ai tendance à penser que le destin fait bien les choses. Il y a donc une raison à tout cela.

À tout bientôt.

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Bilan de la onzième semaine

2126 km parcourus, arrivée en Suisse, 4 jours de pause, organisation de la traversée des Alpes, 7ème lavage de cheveux et lessive, 9e day off, reprise de la rando, tour du lac Leman, arrivée à St Gingolph, aux pieds des Alpes, mauvaise nouvelle juste avant le départ sur la GTA.

Deux semaines et demi… C’est le temps entre mes 2 derniers jours off ! Et c’est trop !

Surtout si on revient sur ces 18 derniers jours : beaucoup de pluie, le Doubs en crue et le stress que ça engendre en terme de gestion de la vie, des étapes, de ses propres peurs, etc.

Puis, dans la foulée, la traversée du Jura et ses crêtes au dénivelé quotidien aux alentours de 1200 mètres de dénivelé positif et négatif.

Si on rajoute les 50 premiers jours de randonnée très souvent sous la pluie aussi, avec une fenêtre de beau temps caniculaire. On ne peut pas dire que j’ai été gâtée avec la météo. Et ça joue beaucoup, sur le moral mais aussi physiquement.

Alors est ce que ces 4 jours de repos étaient de trop ? Je ne pense pas ! Mais là encore ça a été une bataille avec moi-même d’accepter de m’arrêter (plus que prévu qui plus est) !

Mais comment en suis-je arrivée à ce point de fatigue ?

En fin de semaine dernière, je sentais clairement qu’il me fallait arrêter. Mais la météo me permettait d’avancer encore et j’ai poussé au-delà de mes limites pour rallier Genève en début de cette onzième semaine !

Dernières journées de marche avant quelques jours de pause (pour me requinquer, en famille). Je me mets en mode automatique et marche jusqu’à la nuit, dimanche soir dernier. Puis je repars aux aurores pour terminer cette étape au plutôt et enfin me reposer !

2 jours à marcher 40 km pour enfin pouvoir laver mes affaires, prendre une douche, dormir dans un lit, soigner les bobos qui se sont installés et manger !

J’en profite pour trouver de nouvelles chaussures et un nouveau t-shirt, récupérer des affaires envoyées par Tancrède à Thonon et trouver des informations sur le chemin à venir et les traiter.

Bref, je me prépare car, « le plus dur reste à venir », comme dit tout le monde ! C’est un peu stressant, soit dit en passant. Mais je décide de ne pas m’arrêter aux peurs des uns et des autres et d’oser, de suivre mon chemin et de me faire confiance.

La marche est magnifique, l’expérience est extraordinaire ; mais par moment, ça peut aussi être très dur. C’est à ce moment précis qu’il faut s’accrocher, ne rien lâcher et croire en ses rêves !

Croire en soi !

Et pourtant ça a été compliqué ces derniers temps. Je me suis même demandée si je repartais. Être à l’abri chez ma famille, se faire chouchouter, se reposer ! Enfin ! Faire abstraction de la météo, du pass sanitaire… C’était chouette !

Et pourtant, je ne coupais pas avec l’organisation de mon chemin, le matériel, les étapes, les possibilités, les kilomètres, le dénivelé ! Bref, il m’a fallu 3 jours pour enfin sombrer et dormir presque toute la journée.

Et après de nombreuses discussions et réflexions, j’ai accepté de prendre une journée de rab pour vraiment être prête et repartir en profitant de tout ce chemin qui m’attend !

Mais qu’il est dur de couper, qu’il est compliqué de lâcher du lest ! Comme c’est violent de sortir de son propre « planning » pour écouter son corps, se faire confiance et ne repartir que quand on l’a décidé ! J’aurai encore tant à dire sur ces 4 jours de repos qui ont été déstabilisants, mais qui m’ont appris beaucoup au final.

Mais revenons à l’aventure… Car oui, j’ai ré attaqué le chemin, de Genève, samedi matin. Laurent, rencontré en Bretagne, me rejoint pour une journée. Quel plaisir de partager mon retour sur mes chemins en sa compagnie. Nous avons tant à nous raconter que les 33 km de cette première journée passent tout simplement. D’accord, en fin de journée, nous sentons plus que d’ordinaire nos jambes et nos pieds. Mais nous découvrons avec délectation Yvoire, à deux, et ça n’a pas de prix.

Puis je repars dimanche pour Thonon afin de conclure cette semaine presque aux pieds des Alpes.

À moi la grande aventure.

Le petit point dodo :

26.07.21 – Vevey : Chez ma cousine,

27.07.21 – Vevey : Chez ma cousine,

28.07.21 – Vevey : Chez ma cousine,

29.07.21 – Vevey : Chez ma cousine,

30.07.21 – Vevey : Chez ma cousine,

21.07.21 – Yvoire : Chez Seb et Virginie,

01.08.21 – Marin : Chez Célestine.

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Bilan de la dixième semaine

2018 km parcourus, bercée par les cloches des vaches, première rencontre avec un patou, fromages de dingue, changement de cap, routes des crêtes du Jura, premier bivouac à plus de 1500 m, portage de 5L d’eau, fin de la GTJ, retour vers la Suisse par le GR 65, de nouveau sur le chemin de Compostelle, est-ce que je continue avec les nouvelles règles sanitaires ?

Cette semaine est haute en couleur. Le soleil rend l’aventure tout bonnement parfaite. Après ces 3 dernières semaines de grosses difficultés, il faut bien avouer que c’est un régal que de marcher dans ces conditions. Ne pas avoir à calculer pour toujours trouver un abri, se laisser porter par les paysages, les terrasses et les rencontres… Avoir la liberté d’esprit de bivouaquer sans avoir peur de l’orage, de la pluie diluvienne et du froid, quel privilège !

Les paysages bucoliques du haut Doubs s’offrent à nous et c’est tout simplement merveilleux !

Pour conclure ces quelques jours à longer le Doubs (en crue), j’arrive à sa source, sous le soleil. Ça clôt une parenthèse qui fut vraiment compliquée dans ce voyage.

Après avoir longé la frontière suisse pendant 10 jours, je dois choisir entre, passer cette dernière, traverser le lac Leman et être dans moins d’une semaine aux pieds des Alpes… Ou continuer la Grande Traversée du Jura, remonter vers Genève et rallonger de 7, voir 10, jours mon périple pour « enfin » être aux pieds des Alpes !

Daniel me quitte sur ces pensées, en milieu de semaine. Merci à toi, mon ami, d’être venu découvrir en ma compagnie un petit bout de ce Jura secret et bucolique.

J’ai extrêmement envie de continuer cette aventure jurassienne qui semble être bien plus montagneuse sur la fin. C’est challengeant ! Je continue donc. D’autant plus que la météo est avec moi… Autant en profiter pour dévorer ce Jura qui me tend les bras.

Puisque le temps est aux changements, je modifie le tracé de la GTJ pour attaquer les crêtes au col de la faucille et non à Lélex. Juste histoire d’en prendre encore plus plein les yeux ! Et plein les pattes !

Le challenge des crêtes jurassiennes, en plus du dénivelé, c’est le poids de l’eau ! Il faut porter vraiment beaucoup d’eau afin d’être autonome, car on en trouve nul part. Mais ça en vaut la peine, sur toute sa longueur !

J’arrive samedi soir à Culoz. Ça sonne la fin de cette traversée et le retour vers Genève. Mais le doute s’installe.

Avec les nouvelles décisions sanitaires, suis-je en capacité de continuer ? Vais-je pouvoir traverser les frontières ? Trouver un hébergement ? Ou juste boire un café ?

En partant, je ne pouvais pas être vaccinée (trop jeune) et sur le chemin, je ne me sens pas d’assumer les effets secondaires (de peur de me mettre en danger). Nous sommes si vulnérables, entre la fatigue physique accumulée et le manque de sommeil, comment faire face cette nouvelle épreuve ?

Chaque jour, il faut gérer l’effort, la nourriture, l’eau et potentiellement le couchage, en plus du chemin à suivre et de la météo capricieuse ; je ne me sens plus les épaules pour, en plus, gérer la recherche de vaccin dans une ville, à une date donnée…

Abandonnée ? À cause de ça ? J’en ai le ventre retourné. La fatigue de ces 2 semaines d’effort intense n’aide en rien. Comment réussir à composer avec cette donnée ?

Surmonter la fatigue, outre passer ses propres limites physiques, se nourrir peut, porter beaucoup d’eau, marcher sous la pluie ou sous un soleil brûlant… d’accord ! Mais être rattrapée par le COVID et les mesures gouvernementales qui en découlent me fend le cœur, je dois bien l’avouer.

Je reprends tout de même le chemin vers Genève. En marche forcée et le cœur pas tout à fait à ça, je dois bien l’avouer. Mais je m’accroche aux 2-3 jours de pause qui m’attendent dans ma famille. Avant d’attaquer les Alpes !

Le petit point dodo :

19.07.21 – Aprés la Chaux-neuve : Bivouac,

20.07.21 – Les Rousses : Appart’ du bois de l’ours,

21.07.21 – Aux alentours du Grand Montrond : bivouac,

22.07.21 – Avant Bellegarde : refuge non gardé de Sorgia d’en bas,

23.07.21 – Après Plan d’Hotonnes : bivouac,

24.07.21 – Culoz : camping le Colombier,

25.07.21 – Après Minzier : bivouac.

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Bilan de la neuvième semaine

1772 km parcourus, Doubs en crue, bonjour le Jura, récupération du petit frère, puis de Daniel, beaucoup de pluie, puis du soleil (enfin), 2 mois de rando, expérience extraordinaire !

J’attaque cette semaine sur les chapeaux de roue en récupérant mon petit frère, Simon, avec qui je vais marcher quelques jours.

Ça fait tellement plaisir que ma famille et mes amis me rejoignent de temps à autre.

Par contre, le temps nous joue clairement de drôles de tours… Il est compliqué de composer avec. Nous passons notre première nuit dans une famille charmante qui nous sauve de 60 mm d’eau ! Puis nous ne passons clairement pas à travers les gouttes et nous serons mouillés chaque jour que Simon partage avec moi. Ce n’est pas l’expérience de rando la plus chouette.

Je me demande si j’ai vraiment envie d’avancer dans ces conditions. Ne pas prendre de plaisir, avoir froid… Mais surtout, ne rien voir ; ne pas pouvoir profiter des paysages merveilleux qui m’entourent… Être en stresse par rapport à la montée du Doubs et du chemin inondé !

Bref, quelle idée d’avancer ? Est-ce que je ne m’en voudrais pas d’avoir raté des vues de dingue juste parce que je voulais avancer sur mon périple ? Ce sont des questions qui se posent depuis ma traversée des Vosges où j’ai raté des parties merveilleuses cachées par la pluie ou le brouillard !

Mais en même temps, c’est impossible d’attendre le beau temps pour faire des kilomètres, surtout cette année. Compliqué de prendre une décision en cette semaine plus qu’humide.

La pluie a aussi raison de la motivation de Simon. Être mouillé, ne pas voir grand chose, avoir froid ! C’est pas très drôle.

Il me quitte donc une journée avant la date prévue. Ça fait toujours un petit quelque chose quand quelqu’un qui m’accompagne repart. Mais c’était déjà trop chouette qu’il soit venu ! Merci mon Simon d’avoir partagé quelques jours de mon aventure.

Bien que la pluie soit omniprésente, les paysages sont merveilleux. Entre brume et pluie, j’ai l’impression d’être dans les Carpates par moment. La mousse s’invite sur les troncs, l’eau déborde, c’est tout de même merveilleux ce que la nature peut nous offrir !

Puis je prends un peu de hauteur et je découvre les chalets ainsi que les prés et leurs jolies vaches. Je longe la frontière suisse, toujours dans le brouillard. Et j’y retrouve Daniel (rencontré sur Compostelle et avec qui j’ai marché sur le GR 34) qui m’apporte le soleil !

Mais surtout, le retour du soleil rend l’expérience d’autant plus savoureuse !

Voilà 2 mois que je suis partie ! Comme cette expérience est folle ! J’ai hâte de continuer !

Daniel !

Le petit point dodo :

12.07.21 – Beaucourt : Chez Christophe et Ophélie,

13.07.21 – St Hippolyte : Camping « Les grands champs »,

14.07.21 – Goumois : refuge communal pour randonneurs,

15.07.21 – Le refuge des pêcheurs,

16.07.21 – Après Villers le lac : ferme auberge,

17.07.21 – Gounefay : bivouac,

18.07.21 – Le gros Morond : refuge du club alpin.

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Bilan de la huitième semaine

Les vignes alsaciennes.

Cette semaine débute la tête dans les nuages avec la montée puis la visite du haut Koenigsbourg dans le brouillard. Pas de vue comme vous pouvez l’imaginer… Mais l’ambiance y était merveilleuse.

Puis la météo joue avec les nerfs des marcheurs. De temps en temps du soleil, mais souvent de la pluie voir de la tempête et des orages…

C’est ainsi, mais c’est fatiguant.

C’est dans cette atmosphère peu accueillante que j’attaque la route des crêtes. Je dois bien avouer que c’est merveilleux !

Les paysages sont à couper le souffle. Bien que glaciale, venteuse et pluvieuse ; je me sens chanceuse de voir toute cette beauté.

La météo n’est pas mon alliée, mais ça ne l’est pour personne.

Malgré la difficulté d’avancer, les douleurs et la fatigue ; je m’accroche. C’est aussi ça la randonnée au long cours, sortir de sa zone de confort et voir jusqu’où on s’accroche à son rêve !

Et puis les chemins commencent à prendre vie. Il y a de plus en plus de randonneurs. Donc je papote, j’apprends aussi beaucoup des locaux. C’est chouette.

Je continue en passant, dans le brouillard, le plus haut sommet des Vosges : le Grand ballon. Mais je ne me laisse pas démotiver. Je reviendrai et je découvrirai ces vues grandioses que j’ai ratées !

Je termine cette semaine à Belfort après être passée au Ballon d’Alsace, sous un grand soleil, pour le coup. C’est ici que je quitte l’Alsace et que je débute mon aventure en Bourgogne-Franche-Comté.

Il est temps de dire au revoir aux Vosges. C’était vraiment très chouette de marcher dans les forêts, les plaines, les vignes et surtout dans les montagnes alsaciennes. Je suis plus qu’heureuse d’avoir découvert cette région et ses habitants. Et quel régale, la tarte flambée, le Munster, la choucroute, la saucisse blanche et les Bretzels !

À tout bientôt pour de nouvelles aventures.

Le petit point dodo :

05.07.21 – Aubure : auberge de jeunesse les Brimbelles,

06.07.21 – La Bresse : auberge le Pont metty,

07.07.21 – Oderen : gîte « Dans les nuages »,

08.07.21 – Oderen : gîte « Dans les nuages »,

09.07.21 – Thann (Ramersmatt) : Chez Carole et sa chouette famille,

10.07.21 – Abri du col de Chantoiseau : bivouac,

11.07.21 – Belfort : Airbnb avec Simon.

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Bilan de la sixième semaine

1 170 km parcourus, j’attaque les Vosges, marcher sous la pluie, la grêle, les orages, retrouvailles d’amis, Wissembourg, début du GR 5, gros coup de fatigue, mais pas d’abandon, premier bivouac sous un abri pour randonneurs, découverte des bretzels !

Pour cette 6e semaine, je bataille avec les chenilles processionnaires (ou plutôt leurs poils urticants qui me dévorent le corps). Et je compose avec la pluie et les orages. Et oui ! Il ne peut pas toujours faire beau et chaud ! Sinon comment profiterions nous d’une si jolie verdure ?

Bon, je relativise, mais c’est quand même galère par moment. Et la pluie, ça joue sur le moral soyons francs.

Sinon, la graaaaande nouveauté de cette semaine, c’est la découverte de l’organisation pour randonner en montagne ! Et oui ! Les Vosges approchent à grands pas. Je check les refuges, les endroits pour se ravitailler et j’essaie de faire un choix sur le chemin à emprunter… Ce n’est pas chose aisée.

Mais je me régale d’attaquer la descente vers le Sud ! Enfin !

Après avoir zigzagué le long de la frontière franco-belge, traversé le Luxembourg, rallié Metz et rattrapé la frontière franco-allemande… Je m’attaque aux Vosges.

Il m’aura fallu pas moins de 1 100 km et 40 jours pour enfin quitter Wissembourg (joli petit village sur la frontière allemande) et me lancer sur le GR 5 et ses variantes (531, 532, 53) en direction de la Méditerranée.

À Wissembourg, je me sens exténuée, incapable de repartir. Le contre-coup des grosses chaleurs ? La fatigue de marcher sous la pluie ? Le stress des orages ? Le nouveau balisage ? Je me sens un peu lessivée, mais ça ne me semble pas si anormal que ça après tout. Alors je décide de prendre un demi-jour de repos pour reprendre mes esprits, chercher quel chemin parcourir les prochains jours et me relancer.

Vous avez été nombreux à vous inquiéter, à me soutenir, à m’appeler ! Merci ! Il m’est difficile de tout partager avec vous, mais j’essaie d’évoluer et d’être un peu plus transparente. Mais ne soyez pas inquiets outre mesure, un coup de fatigue ne signifie pas que je vais abandonner. C’est juste un petit peu de doutes, une alimentation pas suffisante et de la fatigue qui s’accumule. Mais je ne lâche pas l’aventure ! Au contraire, elle ne fait que commencer =)

Je reprends le chemin le lendemain matin. Par chance, je ne le fais pas seule ; des amis rencontrés sur le GR 34 (l’année dernière) me retrouvent et nous marchons ensemble. Quel plaisir de les retrouver, de discuter avec des têtes connues, de se sentir un peu « à la maison »… Merci !

Je ne dis pas que ça a été sans peine. Et même si la fatigue me rattrape en cette fin de semaine, je me régale des découvertes naturelles et patrimoniales que je croise sur le chemin.

En espérant que le beau temps revienne maintenant.

Au fait, je ne vous ai pas encore parlé de la magie de marcher en forêt…

C’est tout simplement incroyable. Seule, à pied ; on fait tellement peu de bruit que les animaux nous laissent les approcher de si près. Combien de fois des papillons ont dansés autour de moi, combien de chevreuils ai-je eu le temps de regarder dans les yeux avant qu’ils partent doucement. Les petites souries, les oiseaux en tout genre, les martres…

C’est une vraie chance de reconnecter avec cette nature qui parait si hostile à certain et qui est pourtant si douce et poétique.

D’accord, tout n’est pas aussi magique que ça ! Les moustiques, les tiques et les chenilles processionnaires. Mais nous ne sommes pas exempts de tout reproche alors adaptons nous à notre environnement plutôt que de s’imposer comme on a l’habitude de le faire.

Il m’aura fallu un mois pour vous parler de tout cela. C’est pour dire à quel point je m’acclimate doucement à mon environnement, mais quel plaisir.

C’est peut-être aussi parce que je vais attaquer les Vosges et que la découverte de cette frontière Nord française est terminée. Mais quoi qu’il en soit, ce fut une belle aventure.

À moi une nouvelle maintenant.

Le petit point dodo :

21.06.21 – Théding : Chez Audrey et les voisins Fred et Murielle,

22.06.21 – Erching : Chez Adeline et Jérôme,

23.06.21 – Stulzerbronn : Au camping du Muhlenbach,

24.06.21 – Climbach : Auberge à l’ange,

25.06.21 – Wissembourg : À l’hôtel de la couronne,

26.06.21 – Niederbronn les bains (Woerth) : Chez Philippe et Florence,

27.06.21 – Erckartswiller : Bivouac.

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Bilan de la cinquième semaine

956 km parcourus, 2 trous dans mon matelas, déjà 1 mois, arrivée sur le GR 5, rencontre de la dernière asso et pas des moindre, retour en France, 3e day off, visite de Metz, 4e lessive et lavage de cheveux, découverte de la Moselle, les chenilles processionnaires ont eu raison de mes avant-bras, je me rapproche des Vosges.

Après une semaine de partage, je reprends ma route, seule. J’avoue que ça fait un petit quelque chose.

C’était chouette de vivre cette expérience à deux. Mais « the show must go on ».

Je repars donc pour de nouvelles aventures. Le GR 16 est terminé, je reprends donc mes petits bouts de GR à raccorder les uns aux autres.

Lundi, j’en termine définitivement avec la Belgique. J’aurais tout de même marché presque 300 km et 10 jours dans ce beau pays.

Le début de semaine continue au Luxembourg. Pour se terminer définitivement mercredi, où je rejoins Thionville. J’y rattrape le GR 5 ! Enfin !

Ça fait tout bizarre. Presque 900 km pour rallier le « point de départ » du fameux GR 5. Celui pour lequel tout a commencer !

Je peux vous l’avouer, lorsque je m’en suis rendu compte, j’ai ri… Puis pleuré, puis de nouveau ri en pleurant !

J’y suis !

La Moselle, c’est le département des noms de villes en -ANGE, j’ai beaucoup de mal à m’y retrouver. Mais par contre, c’est super joli. Suffisamment vallonné pour avoir quelques points de vue ; mais pas trop, me laissant tout le plaisir de me délecter d’une perspective de dingue !

Bon, c’est pas super boisé et avec la chaleur qu’il fait, il est vrai que c’est violent d’être toute la journée en plein cagnar. Et le plus triste, c’est que leurs arbres sont dévorés par des chenilles processionnaires ! C’est un carnage ! Et ça gratte !

La fin de semaine est ponctuée par mon arrivée à Metz. La rencontre avec une association formidable et la visite de cette merveilleuse ville au travers des yeux d’une hôte extraordinaire. Je me régale du patrimoine et de l’histoire de cet endroit. Quel bonheur !

Puis je repars sur le chemin, dimanche. Via le GR 5G, pour rejoindre les Vosges.

Je vous ai questionné à propos de ce qui vous plairait sur les réseaux sociaux, et vous m’avez demandé des détails, des rencontres, des anecdotes… Je me lance donc.

Pour les petites anecdotes matérielles de ce premier mois, après quelques jours sans ouvrir mon matelas gonflable, ce dernier avait moisi ! Et oui !

Me voilà, le lavant, à 19h pour essayer de rattraper le coup.

J’ai d’ailleurs dû réparer 2 trous dans ce dernier. Une fois à 22h, une autre à 7h du mat’… N’ayant plus de matos de réparation, je m’y suis attaquée au scotch et aux rustines de vélo ! Pour le moment, ça tient.

Mais le plus drôle reste le renard qui a découpé la moustiquaire de la tente pour se servir dans le sac de Tancréde.

Il n’aura pas eu gain de cause, mais me voilà à 8h du mat’ en train de faire de la couture.

Ce sont les aléas de l’aventure. Il vaut mieux les prendre avec le sourire… Il y en aura d’autres.

Je vis chaque jour des situations particulières. Il est vrai que je pourrais vous les partager plus souvent. Mais je n’y pense pas toujours.

Et puis qu’aurais-je à raconter dans mes BD si je vous dévoile tout en direct.

Je vous souhaite un bon début de semaine. En espérant que la pluie et les orages soient passés.

Le petit point dodo :

14.06.21 – Audun le tiche : Chez les voisins de Christine : Claude, Joëlle, Helena et Fanny,

15.06.21 – Forêt de Haute Kontz : bivouac,

16.06.21 – Thionville : Chez la famille Baltzer,

17.06.21 – Sémecourt : B&B,

18.06.21 – Metz : Chez Nathalie et Philippe,

19.06.21 – Metz : Chez Nathalie et Philippe,

20.06.21 – Aux alentours de Bambiderstroff : bivouac.

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Bilan de la quatrième semaine

750 km parcourus, traversée de l’Ardenne belge, semaine de rando avec Tancrède, de plus petites étapes pour pas nous casser, beaucoup plus de dénivelé, soleil au beau fixe, 3e lavage de cheveux, quelques surprises, fin du GR 16, fin de la Belgique, 3e lessive, c’est reparti pour de nouvelles aventures.

Cette semaine, j’attaque le GR 16.

Enfin un chemin tracé, sans passer d’un balisage à l’autre. Une stabilité sur 200 km. Juste profiter, se laisser porter par les petits traits rouge et blanc ; et suivre le tracé étudié pour me faire découvrir le patrimoine naturel et culturel belge !

C’est un vrai plaisir de découvrir l’Ardenne belge ! On m’avait dit que ça allait grimper ! Je n’ai pas été déçue ! Et c’est vraiment très beau.

Ce fut une semaine où j’ai accueilli Tancrède sur mon chemin. Il nous a fallu un peu plus nous organiser, car le bivouac et le « on verra » ça ne fonctionne pas pour/avec tout le monde. Et je peux le comprendre.

Ce fut une sacrée aventure.

Il y a quelques années, je n’aurai pas accepté ces modifications de parcours ; ces différences de besoins et d’envies. Mais c’est aussi ça partager. C’est se mettre au rythme de l’autre. Et je suis contente de faire cet « effort » pour partager mon aventure.

Merci Tancrède d’avoir traversé la moitié de la France pour marcher quelques jours en Belgique à mes côtés. C’était super cool.

Je clos ce GR, dimanche, seule ; Tancrède est reparti en stop à Charleville Mézières pour récupérer sa voiture. Ça fait tout drôle de reprendre le chemin non accompagnée, de quitter définitivement la Belgique… et de porter un sac qui pèse un poids inconsidéré !

Presque un mois que je suis partie !

C’est dingue comme ça passe vite. Je suis maintenant à la frontière luxembourgeoise. Encore quelques jours et j’attaque les Vosges.

Les questions d’organisation et de planification se bousculent dans ma tête ! Vais-je tenir les délais ? Suis-je en retard sur ce que j’avais prévu ? Comment je vais faire pour le retour si je ne tiens pas mon timing ?

Et oh ! Je suis à peine partie que je pense déjà à la fin ? Au retour ? Aux obligations ? Ça suffit ! Une expérience comme celle-ci, on en a qu’une ! Alors je trouve mon rythme, je profite de chaque instant et on verra la date du retour quand j’y serais !

Je termine cette semaine en faisant du tourisme après ma journée de marche. C’est agréable de découvrir la région aussi. Ne pas seulement la traverser.

Le petit point dodo :

07.06.21 – Rochehaut : Auberge de Rochehaut,

08.06.21 – Le gué du Maka : Camping Maka,

09.06.21 – Herbeumont : Le champ du monde,

10.06.21 – Florenville : Chez Aurore, Damien, Aloïs, Cyrielle et Célestine,

11.06.21 – Les bulles : Camping chez Evelyne, Mathieu, Théo, Manon et Elliott,

12.06.21 – Sampont : Chambre au papillon d’or,

13.06.21 – Messancy : Chez Pascale.

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Bilan de la troisième semaine

555 km parcourus. Premier tri et renvoi de matos. 2e lessive. 2e jour Off. Grosse fatiguée physique. Passage de la France à la Belgique. Température en forte hausse. Grosses journées de marche. Découverte du PNR de l’Avesnois, de la forêt de Chimay et du début des Ardennes française et belge.

Ces 3 premières semaines, j’ai cheminé sur le plat pays du Nord, j’ai zigzagué sur la frontière belge et dessiné au jour le jour mon tracé. Passant par les 2 GR de pays de l’Avesnois, le GR 125 belge, le Ravel 156 jusqu’à Chimay, le GR 12 me ramenant en France pour attaquer le GR 16 à Monthermé.

J’ai été accueillie par de merveilleuses familles et fait de belles rencontres. Merci encore !

Plus les jours passent et plus j’augmente les étapes. Je partais sur un challenge de 20-25 km par jour. Je suis plutôt entre 30 et 35. La fatigue vient donc de là, mais je n’arrive pas à diminuer mes étapes.

Bien que mes pieds soient douloureux, bien que mes jambes me lancent toutes les nuits, je continue d’avancer ! J’ai la tête dure mine de rien !

Ces 18 premiers jours m’ont usé. Il faut du temps au corps pour se remettre dans le bain. Je prends donc un jour de repos à Rocroi avant d’attaquer le GR 16 et ses chemins tout au long de la Semois dans l’Ardenne belge.

Un jour de repos, ça signifie que l’on fait tout ce que l’on n’a pas le temps de faire en temps normal. Mais choisir une petite ville permet surtout de se reposer et de profiter ! Je me rassasie de fruits et de légumes qui sont plutôt absents de mon alimentation en rando. Je me prélasse en terrasse et je me balade sans sac et sans objectif. Je profite de cette simplicité et de ce retour aux sources.

Mais surtout, il est temps de faire du tri.

Adieu mon tube de Voltaren. Je t’ai porté 3 semaines, au cas où. Mais par chance mes douleurs ne sont pas présentes au point d’avoir besoin de toi ! Chouette !

Idem petite boule de massage qui m’aura accompagné de nombreux kilomètres… Mes semelles font des miracles.

Je renvoie le mélange de quinoa, ça nécessite malheureusement trop de gaz et je suis limitée mine de rien.

Je me déleste aussi de ma cup. Je prends le partie de porter serviettes hygiéniques bio quand j’en ai besoin et protège-slip le reste du temps. C’est plus dans un souci de confort et d’hygiène. Je me lave que peu souvent et ne pas macérer dans sa culotte, c’est plutôt mieux si on veut éviter les mycoses, etc. NON, je ne vous épargne rien. En même temps, personne n’en parle. Il est peut-être temps.

Je supprime mon désinfectant aussi. C’est lourd et ça pique (je ne l’utilise jamais). Je ne suis pas vraiment loin d’une pharmacie, donc j’aviserai si j’en ai besoin à ce moment-là.

Moins 720 grammes mine de rien.

Et je dis adieu à ma tente. Je ne m’y sens pas à l’aise. Bien qu’ayant plein de qualité, je ne m’y sens pas à suffisamment bien. Trop petite, trop basse, trop étroite… J’étouffe dès que je la ferme.

Je récupère donc mon ancienne tente afin de compenser le renvoi de cette dernière. Et je rajoute (dans mon « petit » sac) des petites lingettes Saforelle pour nettoyage succinct, mais quotidien.

Et mon pantalon de pluie ! Byzance !

Vous savez tout maintenant.

C’est le moment des remerciements !!!!

3 semaines que je traverse villages et campagnes. Je m’en étais déjà rendu compte, mais merci ! À vous, commerçants, qui tenez bon ! Merci à vous qui maintenez de la vie dans de petites villes ou villages parsemant notre territoire. Merci aux courageux qui croient encore en la vie de quartier. Merci d’être des asiles pour nous marcheurs, mais aussi pour la population locale. Vous êtes courageux, souvent bienveillants et vous avez le mot qui fait tenir bon. Alors merci de résister aux zones industrielles, à la gentifrication et à l’ubérisation de nos vies !

Encore une semaine remplie de hauts et de bas. Mais surtout de plaisir, de bonheur et d’étoiles dans les yeux.

Aussi difficile soit-elle, cette aventure est belle !

Le petit point dodo :

31.05.21 – Maubeuge : Chez Eric et Houria,

01.06.21 – Aux alentours de Seloignes : Aux pas de l’âne avec la merveilleuse famille d’Annabelle,

02.06.21 – Nismes : chez Vanessa,

03.06.21 – Rocroi : Airbnb,

04.06.21 – Rocroi : Airbnb,

05.06.21 – Monthermé : Hôtel des boucles de la Meuse,

06.06.21 – Bohan : Camping des bouleaux.

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Bilan de la deuxième semaine

353 km parcourus. Retrouvailles avec Chloé. Lille. Première pause. Le soleil arrive. Toujours de chouettes rencontres. De jolis paysages. Découverte des terrils et des frites belges. Plus de bivouac. Beaucoup moins de douche. Les sensations reviennent.

Suite aux retrouvailles avec Jérôme pour une journée de rando, très pluvieuse, en fin de semaine dernière ; je rejoins mon amie de toujours à Lille.

C’est très particulier d’entrer et de sortir, à pied, d’une grosse ville. Mais c’est savoureux de rejoindre Chloé à la force de mes jambes. Un chouette day off en perspective pour ce lundi férié. Si on y ajoute la victoire du LOSC, j’avoue que le retour à la réalité a été violent, mais pas désagréable.

Je suis le GR 121B, le 121 puis le 122. Ces tracés me font faire plein de détours, mais je découvre de petites merveilles, c’est donc avec plaisir que j’enchaîne les kilomètres. Qui plus est, le soleil est revenu c’est donc du agréable de randonner dans ces conditions. Il faut bien avouer que c’est chouette de se laisser porter par le balisage. Sans pour autant s’y enfermer. C’est là le juste milieu qu’il faut trouver.

Je n’ai, dès à présent, plus d’obligations associatives avant Metz. Mes journées ne sont donc ponctuées que par mon envie d’avancer. Et c’est ça la liberté. Qui plus est, j’ai récupéré un pantalon de pluie. Je suis donc parée à toutes les situations.

Les douleurs ne se sont pas toutes évaporées, mais elles sont moins présentes. Plus exactement, je les gère un peu mieux.

Je n’ai pas encore repris mon rythme de marche d’avant, mais je sens qu’il n’est plus très loin. Le souci vient du poids du sac, il est encore trop lourd ! Mais si j’ai bien compris une chose, c’est qu’il ne sert à rien de se précipiter. Donc je me laisse encore quelques kilomètres avant de faire du tri.

La question qui ressort ces premiers jours de marche, c’est : « Vous le faites pour une cause ? Une association ? ». Doit-on toujours trouver une excuse pour prendre du temps ? Pour renouer avec un rythme bien plus naturel ? Faut-il être un étendard pour entreprendre un tel périple ?

Bien évidemment, j’ai des convictions, que je partage au gré de mes rencontres. Objectivement, je porte l’envie que tout un chacun puisse se sentir apte de partir sur de telles aventures… d’autant plus les femmes. Mais est-ce ma motivation première ? Dois-je trouver quelque chose de plus grand que moi pour tenir mon objectif (aussi dur cela peut être) ?

Ce cheminement est une aventure même dans les questionnements.

En attendant de trouver les réponses, je vagabonde le long de terrils, de canaux, de forêts et de routes pavées. Je ne sais pas vous, mais je suis enchantée par ces découvertes.

L’accent du Nord n’est jamais très loin. Au détour d’un Perrier en terrasse, d’une pause au soleil ou d’un repas autour de frites. Qu’ils sont accueillants.

Qu’il est bon d’avoir coupé avec la vie de tous les jours. Plus les kilomètres passent et plus je me sens de nouveau moi. Parfois doutant, en générale fatiguée en fin de journée ; mais heureuse de sillonner ce beau pays.

Comment se fait-il que je me laisse happer par la vie lorsque je rentre ? En voilà une question fondamentale.

Le petit point dodo :

24.05.21 – Lille : chez Chloé,

25.05.21 – Louvil : chez Cath et Guillaume,

26.05.21 – Aux alentours de Moncheaux : bivouac,

27.05.21 – Aux alentours d’Hasnon : bivouac,

28.05.21 – Peruwelz : chez François, Aline, Chloé, Emy et Tom,

29.05.21 – Aux alentours de Sebourg : bivouac,

30.05.21 – Aux alentours de Maroilles : bivouac.

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Bilan de la première semaine

155 km parcourus. Une petite semaine de marche. Je crée mon propre chemin. Beaucoup de pluie et de vent. De nombreuses rencontres. Un accueil de dingue par les gens du Nord. Retrouvailles avec Jérôme. Premier bivouac. Premières assos rencontrées. Des ampoules, mais beaucoup de plaisir.

Mon premier jour de rando a été plus que magique. J’ai eu la chance de découvrir Dunkerque sous un grand ciel bleu. Puis j’ai longé la mer du Nord jusqu’à Bray Dunes sans trop de vent.

Les bunkers et leur histoire m’ont accompagné tout au long de cette première journée de marche. Je dois bien avouer m’être délectée de chaque kilomètre sur le GR 120, sachant que d’autres seront plus compliqués.

Puis j’ai été accueillie dans une merveilleuse famille qui m’a ouvert son foyer et offert un repas plus que convivial où j’ai goûté le Welch ! Je commence fort avec les spécialités culinaires. Dans la soirée, de nombreuses opportunités de logis m’ont été trouvées sur le chemin. Comme ces gens sont gentils ! C’est incroyable !

Pour mon second jour de marche, j’ai longé la frontière franco-belge tantôt d’un côté, tantôt de l’autre. C’était amusant et plutôt bien balisé, sur le GR 5A. Je me rends compte que mon rendez-vous à Hazebrouck, le lendemain, m’empêche un peu de marcher sur un chemin qui me tentait bien. Mais je le référencerai sur le tracé pour que les gens puissent le faire.

Cette première semaine, je tâtonne quant au tracé du chemin. Le GR 5A à la sortie de Bray Dunes, le GR 128 dans les monts de Flandres, le GR 120 aux alentours de Lille. Mais tout cela se dessine doucettement à mesure que les kilomètres défilent.

Je n’ai pas vraiment de chemin prédéfini alors j’essaie de trouver la meilleure solution pour les personnes qui souhaiteraient se lancer ensuite.

Je fais quelques détours pour découvrir Cassel et son moulin ou encore le mont des Cats et son abbaye. Tout au long de mes pérégrinations, de jolies petites chapelles jalonnent la route. Quel réconfort quand le temps n’est pas au rendez-vous.

La pluie, le vent et par moment le soleil m’accompagnent lors de cette première semaine de marche. Plus que les paysages qui m’entourent, ce sont les rencontres qui me coupent le souffle en ce moment. La réputation des gens du Nord n’est clairement pas un mythe ! MERCI À EUX !

Les journées se suivent, mais ne se ressemblent pas. Seul invariable, l’humidité !

Se souvient-on des grelottements incessants des premiers kilomètres ? De ne plus sentir ses doigts tellement ils sont froids ? Du mal de pied, des décharges électriques à chaque foulée ? Des jambes si lourdes que l’on a l’impression qu’on ne réussira jamais à leur faire faire des pas ? Parle-t-on des deux barres de fer qui se dessinent à la place des muscles de notre dos à cause du poids du sac ?

Nous oublions si vite les épreuves physiques pour ne laisser paraître que le beau, les paillettes et la liberté. Pourtant, je vous assure, c’est dur !

Pluie et vent, mis à part, je continue avec plaisir d’avancer sur ce début de chemin. J’ai hâte de voir ce qu’il me réserve de beau.

Un temps mitigé, le plat pays, mais de jolis paysages.

Le petit point dodo :

18.05.21 – Braye dunes : chez Audrey (elle a ouvert un Airbnb, entre temps, je vous laisse le découvrir ici),

19.05.21 – Aux alentours de Houtkerque : bivouac,

20.05.21 – Hazebrouck : chez Marion,

21.05.21 – Steenwerck : chez Elisabeth,

22.05.21 – Quesnoy sur Deûle : chez Jérome,

23.05.21 – Lille : chez Chloé.

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La liste du matériel sur le France Est Trail

Une petite idée de ma gear list

On ne change pas une équipe qui gagne. Je partage donc la liste de matériel qui va m’accompagner sur mes 2 600 kilomètres longeant la frontière Est française.

Une partie de ce matériel m’a été donné pour que je le teste et que je fasse des retours.

PORTAGE :

Lumina (60L) // OSPREY800
Protection de sac 30-50L // SEA TO SUMMIT96
Sacs étanches ultra light (x5) // SEATOSUMMIT0
Petite pochette étanche – Stick-on Key Zip Pouch // ZPACKS31
Poids total927

HEBERGEMENT :

Tente ultra légère HIGH ROUTE 1 // SIERRA1065
Matos de réparation // ZPACKS0
Micro fibre pour tente0
Flat Groundsheet // SIX MOON DESIGNS0
8 sardines // TOAKS0
Matelas – NeoAir® Uber Lite + kit réparation matelas // THERMAREST385
Drap de soie // 110
Chill Out 650 // VALANDRÉ1110
Poids total2670

HABILLEMENT :

Doudoune // YETI143
Convey tour hooded jacket // MAMMUT300
Runbold pants // MAMMUT255
Polaire hybride // SUMMIT OUTDOOR334
1 t-shirt à manches longues // SUMMIT OUTDOOR246
1 collant extreme line // SUMMIT OUTDOOR150
San diego Lagy GTX // MEINDL800
1 t-shirt mérinos // ICEBREAKER103
2 culottes sans coutures // ???72
1 soutien gorge // ANITA90
Short // DOMYOS180
1 paire de chaussettes hautes // ICEBREAKER55
1 paire de chaussettes de récupération // COMPRESS SPORT65
1 paire de chaussettes basses10
1 paire de gants contre la pluie – Impulse // WINDPLUS66
Serviette Microfibre – Ultralite // PACKTOWL97
Tour de cou // BUFF32
Tour de cou mérinos // BUFF11
ICE 1709 MEDIUM // VUARNET68
Bâtons en carbone // BLACK DIAMOND300
1 paire de chaussures légères // CROCS328
Poids total3705

TROUSSE DE TOILETTE & PHARMACIE :

Boules // QUIES711
Brosse à dents // ON PASSE AU VRAC0
Dentifrice // ON PASSE AU VRAC0
Savon et shampoing // ROUILLARD0
Crème solaire // LA ROCHE POSAY180
Tap // COMPEX0
2 rouleaux de strap // TENSOPLAST0
Tube de gel Voltaren // VIDAL0
Huile d’arnica // PRANAROM0
1 crème cicatrisante // URIAGE0
Sacs étanches (x2) // SEA TO SUMMIT0
2 compresses // VIDAL0
Boite médicaments // VIDAL0
Truelle // SEA TO SUMMIT91
Cup menstruelle et sac0
Désinfectant // VIDAL0
Poids total982

CUISINE :

Couteau // LAGUIOLE60
Cuillère // TOAKS17
Protection pot // TOAKS19
1300 ml pot // TOAKS132
Bouffe // ON PASSE AU VRAC2500
Réchaud – Crux // OPTIMUS89
Mug 375ml // TOAKS0
Support bouteille de gaz // JETBOIL26
1 bouteille de gaz // PRIMUS160
Bouteille plastique vide10
Pochettes pour nourritures // SEA TO SUMMIT0
Filtre // SAWYER44
Camel bag // OSPREY240
1 briquet // BIC12
Pochette pour courses en vrac0
Poids total3309

DIVERS :

Smartphone + coque + chargeur + écouteurs + adaptateur – Iphone 11 Pro // APPLE310
Cordelette 7 mm (5 m) // POWERLOCK32
Tote bag63
papier à origami53
Livre100
Panneau solaire // P0WERTEC0
PowerBank // POWERTEC238
PQ71
Lampe frontale Actik 350 // PETZL89
Pochette 1kg poru la planete50
Mini adaptateur double prises0
Couverture de survie62
Nécessaire à couture0
Pince à épiler, lime à ongle, pince à tique0
Masque en tissu // SUMMIT OUTDOOR5
Bombe au poivre40
Carnet et crayon242
Mousquetons (x2)13
Mini ciseaux0
Balise GPS // GARMIN113
CI / CB / Liquide0
Poids total1481

Ce qui fait un total de 13 kg, moins 2 kg sur moi.

Je suis donc à 11kg sur le dos (nourriture pour 3-4 jours comprise) mais sans eau (donc plus 1-1,5 kg).

La difficulté de prendre une photo du matériel

C’est une liste qui évoluera au fur et à mesure de mon parcours.

Et je me ferais un plaisir d’écrire, ici même, un retour après expérience. À la fin de mon périple.

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Mes partenariats

Vous avez très probablement découvert que j’ai fait de nombreuses démarches pour trouver des sponsors et des partenaires lors de ce nouveau projet. Et là encore quelque 15 entreprises ont cru en moi, je les en remercie grandement, encore et toujours.

Cela se matérialise par une réduction sur l’achat de matériel.

Tout particulièrement, un grand MERCI à :

  • Mammut, marque suisse de matériel de randonnée de qualité.
  • Garmin, marque américaine de navigation.
  • Valandré, marque française de sacs de couchage.

Pour votre soutien et votre confiance en moi, merci.

Quant à vous, qui me lisez, je vous promets de rapidement vous faire un retour sur ce matériel.

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Mes sponsors

Comme je le disais juste avant, j’ai beaucoup bossé. J’ai d’ailleurs un sacré tableau de demande de sponsors qui en atteste. Pour vous donner une petite idée, sur ce projet de GR5, ce sont environ 150 marques que j’ai contactées. Des plus grosses enseignes de matériel d’outdoor à de petites références qui font un travail extraordinaire pour nous permettre d’avoir du choix. Si on compte une moyenne de 4 messages par nom, ça signifie, au bas mot, 600 mails envoyés et 150 dossiers (français et anglais) envoyés.

Et quelle fierté ! 8 entreprises me font aujourd’hui confiance pour tester, dans le cadre de ma randonnée au long cours, leur matériel.

Pour…. 6 réponses. Beaucoup de travail, pour 6 réponses.

Alors je les remercie grandement ; elles qui ont cru en moi, qui me permettent de partir un peu mieux équipée et qui me font confiance.

Alors, oui, je dois faire une vidéo, des photos en situation, où juste donner mon avis. Mais j’en suis ravie.

Toutes situations à des contraintes et celles-ci me semblent tout à fait acceptables. C’est donc avec plaisir que je vous présente ces personnes qui croient en moi au point d’envoyer, à une mico-influenceuse de moins de 4 000 abonnés sur les réseaux sociaux, du matériel à tester et à approuver (ou pas).

  • On passe au Vrac, une épicerie de nourriture en vrac dans ma petite bourgade du Berry. Au travers de leur soutien, je favorise une aventure « zéro déchet ». J’espère sincèrement qu’il est possible de nos jours d’allier plaisir et respect de notre environnement.
  • Chullanka, revendeur français de matériels de sport outdoor de qualité. Au travers de mon statut d’ambassadrice vidéo, je vais tester une tente ultralégère.
  • Summit Outdoor, marque française de base layer et autre sweat et polaire technique. Ces derniers me tiendront au chaud, le soir, tout au long de mon périple.
  • Toaks outdoor, entreprise américaine de matériel de cuisine Outdoor en titane (donc super léger).
  • Vuarnet, entreprise française de lunettes de soleil. Qui m’a fait l’honneur de monter des verres particuliers sur une monture qui me plaisait.
  • Voxor, entreprise de française de vêtements de ski et de randonnée. Qui me permet, au travers de mon statut d’ambassadrice, de tester leur bâtons de randonnée.

Un grand merci à eux, encore et encore.

Je vous fais rapidement un retour sur le matériel donné.

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Podcasts et radio

Passer à la radio est un exercice en soi. J’espère réussir à partager un peu d’émotions et surtout du contenu.

Au travers de ces Podcasts, j’y parle de mes aventures, certes, mais surtout des conseils, des bons plans et tout ce qui m’anime pour continuer, jour après jour à forger mon expérience de randonneuse.

J’y relate mes kilomètres parcourus, mes expériences de femme et mes valeurs.

Ces moyens de partage, ces discussions, ces rencontres sont tous particuliers. Le contenu y est différent, les intentions, les envies, les moments. Je vous propose de vous faire votre propre opinion en les découvrant.

RFC

On y découvre mon premier passage à la radio et quelques infos sur le GR 34 (Bretagne).

UN BOL D’AIR

On y parle départ, changements et réalité du terrain. J’ai adoré ce moment de partage où on rentre dans le vif du sujet. Merci Pierre-Arnaud.

– Interview publiée le 04.05.21 par Le podcast Un bol d’air.


AU-DELA DES MURS

On y découvre le retour après des semaines de marche. Comment se réacclimater ? Comment reprendre le cours de la vie ? Tant de choses se passe à notre retour et pourtant… Rien ne sera plus comme avant.

– Interview publiée le 14.03.21 par Le podcast Au delà des murs.


LES LOCOMOTIVES

Parce que le soutien de ses proches n’a pas de prix. Parce qu’une telle expérience, même en autonomie ne peux pas vraiment se vivre seule… Au micro de Sandra, on découvre que je suis bien entourée en réalité.

– Interview publiée le 15.03.21 par Le podcast Les Locomotives.


BOURLINGUEZ

Avec Marc-Antoine, nous parlerons de mon aventure sur Compostelle. 2100 km du Puy-en-Velay à Finisterre. Des rencontres, des difficultés et du matériel à emporter…

– Interview publiée le 17.03.21 par Le podcast Bourlinguez.


LES FRAPPE.ES

Ce fût mon premier enregistrement de Podcast. Quel plaisir d’y découvrir une parole mise en confiance par un interlocuteur bienveillant. Evidemment mes rando ont été au cœur de la discussion, mais aussi l’association des marcheurs fous que j’ai co-fondé et tout plein d’autres projets en cours.

– Interview publiée le 04.04.21 par Le podcast Les Frappé.e.s.

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Qui se cache derrière Histoires de voyage ?

Je ne me suis pas encore présentée ? Quel manque de politesse de ma part.

Je remédie tout de suite à cela !

Je me présente, Jeanne. À peine trentenaire, je prends le parti de tout quitter pour vivre ma meilleure vie. Mariée, une maison, un chien, employée en CDI dans mon domaine d’expertise (suite à de longues études) ; je me sens vide de sens. Comment faire ? Que faire ?

Fan de selfie en tout genre, voyageuse dans l’âme, je décide donc de partir une énième fois, mais différemment… À pied !

Je décide donc de marcher du Puy-en-Velay à Saint Jacques de Compostelle, sans jamais avoir foulé un chemin de randonnée jusqu’alors. Les 1 600 kilomètres prévus évolueront en 2 100 km. Au retour de ces 71 jours de pérégrination, le projet de Nouvelle-Zélande naît dans le but de marcher sur son mythique Te Araroa. Aventure avortée pour cause de COVID. Je rentre donc en France, où je m’attaque au sentier des douaniers. 2 300 kilomètres de côtes bretonnes, de dénivelés et de paysages hors du commun…

Une fois que l’on est piquée, impossible de s’en défaire. La marche me transcende, le long cours me permet de me retrouver et de nombreux projets naissent de ces moments de paix au travers de la randonnée. Une association voit le jour, des scénarios de bande-dessinées et des interventions en découlent.

De belles rencontres et toujours plus de kilomètres au compteur. Voilà comment se résume ma vie depuis maintenant 1 an et demi. Et j’en suis la plus heureuse du monde.

Certes, les moments de remise en question sont nombreux. Évidemment que, par moment, je me demande ce que je fais. Pourquoi je ne cherche pas un job ? Pourquoi je ne re rentre pas dans les cases ? Mais cette liberté-ci me fait vibrer. Ce sont les partages qui en découlent, les opportunités de vies, les rencontres qui me permettent de respirer, aujourd’hui.

Alors, oui, je suis une femme. Non, je ne tends pas à rentrer dans les clous, à faire ce que l’on attend de moi, à cesser d’être qui je suis juste parce que ça dérange…

Mais oui, j’en suis heureuse et je ne souhaite en aucun cas (pour le moment) faire autre chose que tout cela !

À toutes ces rencontres, à tous mes amis, à tous ces moments partagés…

MERCI !

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Et après ?

Suite à une soirée magnifique de simplicité et de gentillesse, en compagnie de Fred ; je pars me balader dans Saint Nazaire. Le temps est au brouillard, ce qui est en adéquation totale avec mon état d’esprit du moment.

Je me retrouve, seule, dans cette ville embrumée, mais belle. L’architecture n’y est pas resplendissante, mais je m’y sens bien. Je vais au bout de la jetée Ouest y découvrir les pêcheurs et le pont de St Nazaire.

Le brouillard ne me le permettra pas, mais il est parfait à ce moment-ci. Beau, enveloppant, questionnant et doux. Je suis pleine de d’interrogations et d’incertitudes. Mais très à l’aise avec tout cela. Je trouverai les réponses, j’en suis aujourd’hui capable, je suis entourée et aimée. Rien ne peut plus m’arrêter.

Cette semaine, c’est aussi le début de l’organisation de la vie d’après ; des projets, de mon anniversaire. Et ça me permet de mettre un doigt de pied dans le réel sans que ça ne soit trop violent, pour le moment.

Un tout petit peu d’organisation, quelques coups de fils et le tour est joué. Je serais entourée le week-end de mes 30 ans par ma merveilleuse famille. Chouette, chouette, chouette.

Et maintenant, a quand la prochaine aventure ? Où ? Comment ?

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Bilan de la douzième et dernière semaine

2235 km parcourus, 81 jours de marche, entrée en Loire-Atlantique, découverte des marais salants, retrouvailles avec des amis, arrivée à St Nazaire, une fin de voyage bouleversante.

J’attaque cette semaine toujours frigorifiée. Autant les journées sont plutôt chaudes, autant les nuits sont glaciales… Ce n’est pas top top niveau récupération. Mais c’est le jeu.

Cette semaine est étrange soyons claire. Il me tarde de terminer cette aventure, de reposer mes guibolles, de dormir dans un vrai lit, de prendre une douche et de retrouver les miens… Mais je redoute l’arrivée à St Nazaire.

Quoi qu’il en soit, je garde la pêche et fait de grosses étapes pour arriver jeudi à St Nazaire. Le tracé du GR est encore un peu bizarre, je me permets donc de l’organiser comme bon me semble. Je découvre, ainsi, de magnifiques plages et les extraordinaires marais salants de Mesquer et Guérande. Ce sont des paysages hors du commun, je suis contente de les avoir expérimentés à pied, en prenant le temps…

Le sentier continue de m’époustoufler par ses paysages. La côte sauvage du Croisic au Pouliguen est à elle seule une découverte hors norme. Je suis heureuse de la découvrir sous un temps resplendissant, au soleil couchant. C’est un moment tout particulier qui vient clore cette aventure hors du commun. On peut dire que pour mon avant-dernier jour de marche, j’aurais été vernie. Un café avec Olivier, les marais salants de Guérande, la pointe du Croisic donnant sur Pen Bron (à marée basse), la côte sauvage jusqu’au Pouliguen.

D’accord 39 kilomètres au compteur, mais quel bonheur. Mon corps et ma tête ne partagent pas exactement les mêmes informations à ce moment précis, mais je ressens beaucoup de bonheur, de gratitude et d’épanouissement.

C’est pour tout le monde, la semaine de rentrée des classes. Je croise encore un peu de monde, mais c’est tout de même bien plus calme sur le sentier.

Je décide de profiter de cette dernière semaine pour bivouaquer. J’ai envie, besoin, d’être libre de mes mouvements et de me faire mon propre point sur toute cette aventure avant de rentrer. Que c’est salvateur.

Je termine mon aventure en dormant la veille de mon dernier jour chez Olivier, quelle chance de profiter de cette soirée pour ne pas trop penser. En même temps avec 40 km dans les pattes, je suis usée.

Le lendemain matin, je retrouve José à la Baule. Nous parcourons ensemble les 26 derniers kilomètres qui me séparent de mon objectif. Je suis tout aussi contente de les partager avec lui. Ça a été un soutien depuis notre rencontre et ça me touche énormément qu’il soit là pour cette dernière journée de rando.

La côte nazairienne me semble bien plus amicale en sa compagnie. Il a les mots pour me faire oublier que, dans quelques minutes, je serais face à mon objectif de 81 jours : Saint Nazaire … Mais je dois bien avouer que l’émotion reste présente et entière dès lors que nous faisons face à l’hôtel de ville.

J’y suis ! Je l’ai fait ! 2235 km de côte bretonne. J’ai mis de côté mes a priori, mes besoins, mes douleurs… Pour parcourir un sentier fort en histoire, en paysages et en rencontres.

Dans la continuité des belles rencontres et du soutien que je reçois depuis le début de cette aventure, je passe la soirée en compagnie de Fred. Un autre pèlerin rencontré sur les chemins de St Jacques. Comme quoi de belles amitiés se forment sur ces chemins.

Nous allons voir un magnifique coucher de soleil pour ma dernière soirée en Bretagne, quel beau cadeau.

Merci d’avoir été présent sur ces derniers moments du GR. Soutien, bienveillance et discussions au programme. Que du bonheur (et beaucoup d’émotions).

J’ai donc mis 81 jours pour parcourir 2235 kilomètres. 10 jours de plus que sur Saint Jacques pour 135 km de plus (le ratio jours/km n’est pas top, mais bon). Mais quelle aventure.

Une expérience totalement différente. Où j’ai testé l’hygiène douteuse, le bivouac, le poids du sac à dos en autonomie, les petites galères d’organisation, les paysages de la Bretagne et les grands bonheurs de la liberté totale.

Il serait difficile de terminer cette aventure sans penser à vous.

Je voudrais, donc, tous vous remercier. Vous qui me lisez, vous qui m’avez accueilli, vous avec qui j’ai partagé quelques kilomètres, vous avec qui j’ai discuté.

Mais aussi vous qui m’écrivez, vous qui m’appelez et vous qui me soutenez.

Et merci à mon ange gardien, qui m’a conseillé et aiguillé. Merci pour les heures passées à étudier la carte, à être un soutien technique, logistique et émotionnel.

Évidemment merci à la Bretagne d’être si belle, capricieuse et charmeuse.

Et merci à mon corps d’avoir tenu alors que nous partions avec un tendon douloureux, un genou douteux, un sac de 12 kg et pas mal d’a priori et de peurs.

À la prochaine aventure !!!

Deux mois et demi de marche c’est éprouvant. Et sans toutes ces personnes, l’aventure aurait été toute autre. Alors merci d’avoir rendu cette marche inoubliable.

Seul le marcheur au long cours, le sportif, le challenger peut se rendre compte de l’effort fourni, de la difficulté du projet et donc de la limite de ce mot « merci ». Il n’est très clairement pas suffisant pour exprimer ma gratitude, ma joie et mon bonheur, vis-à-vis de vous tous.

Avec tout mon amour, MERCI (en attendant de trouver un mot plus fort, plus franc, plus vrai).

2235km sur une carte !

À une prochaine aventure…

Le dernier petit point dodo :

31.08 – Bivouac à Mesquer

01.09 – Bivouac à Pradel

02.09 – Dodo chez Olivier à Guérande

03.09 – Dodo chez Fred à Saint Nazaire

04.09 – De retour à la maison

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Bilan de la onzième semaine

2097 km parcourus, découverte de Vannes, sortie du golfe du Morbihan, rencontre de jolies personnes, j’attaque les derniers kilomètres, je retrouve l’océan, j’ai pris un passeur, la fin approche.

Cette semaine débute avec une toute petite journée de marche me menant jusqu’à Vannes. Je décide d’y faire une pause, car je me sens fatiguée. J’en profite donc pour découvrir cette merveilleuse ville aux colombages et aux remparts somptueux. Comme à l’accoutumée, un day off n’est jamais vraiment reposant, on y fait tout ce que l’on n’a pas le temps de faire en rando : ravitaillement, lessive, se nourrir convenablement, etc. Mais ça fait du bien de repartir propre, avec une tente sèche et de la nourriture pour une armée (je ne vous raconte pas le poids du sac).

Le côté déprimant du golfe du Morbihan, c’est que l’on passe 3 fois à la même intersection de bras de mer, mais à chaque fois d’un côté de la terre. Ça donne sincèrement l’impression de ne pas avancer lorsque dimanche, lundi et mardi on passe à quelques mètres de là où on était la veille et l’avant-veille. Et c’est ainsi tout le long jusqu’à la sortie du golfe et donc le passage de Port Navalo. Endroit vu une semaine auparavant de Locmariaquer. J’étais prévenu. C’est une expérience en soi.

Le temps est maussade ces derniers jours, ça n’aide pas à rentrer dans l’ambiance. Mais plus les jours passent et plus le soleil nous fait l’honneur de sa présence. Ça rend la découverte bien plus chouette. Et je me laisse porter par les paysages des salines et des marais. Je ne retrouve pas les grands espaces, les horizons à perte de vue auxquels je me suis habituée, mais ça a son charme ce golfe.

La pluie s’installe de nouveau en milieu de semaine, mais le cœur est ensoleillé suite à la rencontre imprévue d’Anne qui avait proposé de nous héberger il y a 2 mois, à Brignogan. Le destin est si bien fait.

Puis la rencontre avec Jean et Marie-Odile, des baroudeurs de 78 et 73 ans, ayant arpenté un paquet de chemins ces 20 dernières années. Je suis fan.

J’ai aussi partagé un petit bout de chemin avec François-Jacques à la sortie du golfe du Morbihan. Ayant découvert mon aventure sur les réseaux sociaux, il m’a proposé de partager quelques kilomètres. Bien que l’organisation ne soit pas mon fort ces derniers temps, j’ai évidemment accepté. Et ce fut un joli moment de partage. Une journée venteuse, pluvieuse et ensoleillée pour passer Port Navalo. Je retrouve ainsi l’océan, sa brutalité, son odeur de goémon et sa beauté qui m’avait tant manqué. Je foule de nouveau les plages, les rochers et quelques petites falaises. Je ne saurais décrire le bonheur qui m’a traversé à la vue de ces dernières. Je ne saurais vous partager la joie, l’euphorie, les larmes de joie à chaque pas montant ou descendant sur ces quelques kilomètres peu urbanisés. Comme une impression de retour à la maison, une bouffée d’oxygène à la sortie du golfe. J’étais libre, face à l’immensité de l’océan, sans horizon ; juste lui et moi partageant le cap des 2000 km parcourus, côte à côte.

C’était un moment simple, vrai, pur, sans fioritures. Il me sera difficile de plus le décrire tant il me semble irréaliste d’avoir eu la chance de vivre cette émotion. Mais je ne remercierai jamais assez ma persévérance pour cela.

2000 km !!!

Lorsque tu débutes un tel périple, tu as des points de mire. Tu te dis quand je serais à Brest, ce sera la moitié ; j’aurais sacrément avancé une fois passé la presque île de Crozon. Mais pour moi la sortie du golfe, c’est déjà presque la fin. Il ne reste que quelques centaines de kilomètres maintenant. Quelle folie, quelle émotion, quelle épopée.

Même après 2000 km, je continue de découvrir avec plaisir la Bretagne. C’est en retrouvant l’océan que je découvre la boule bretonne, ce jeu qui ressemble à la pétanque, mais qui n’en est pas. Je goûte aussi le gochtial, la brioche bretonne…

Je crois que je m’imprègne de cette région qui m’a transportée, bercée et tant apportée.

Puis je passe une super soirée en compagnie d’Emeline, Pierre et leur charmante famille. Un beau moment de partage et une magnifique rencontre… Les questions des enfants vont bon train et j’aime y répondre le plus précisément possible pour partager mon expérience. Je repars après une soirée conviviale, une bonne nuit de repos et un super dragon en origami. Gabriel, l’ainé de la fratrie me l’a offert en réponse à la grue que je laisse chez les gens qui m’hébergent. Cet échange de bon procédé était super chouette. Merci beaucoup.

Suite à cette chaleureuse soirée, je repars donc les yeux tout ensoleillés de ce moment familial. Aujourd’hui, j’ai pris la décision d’utiliser un passeur pour éviter 20 km de marais et de route. J’attends donc sur une robe un petit bout de bateau qui va parcourir à peine 1 km sur l’eau et qui va m’en faire économiser 20-25. C’était la première fois que je « coupais ». Mais les journées vaseuses et pluvieuses du golfe du Morbihan ont eu raison de ma patience… Encore une fois, je me détache du GR, mais en cette fin de parcours, j’avoue être las de la vase. Et puis c’est une nouvelle expérience. Alors profitons de l’aventure.

Le passeur.

Pour le dernier dimanche de cette aventure, je me réveille frigorifiée. J’ai d’ailleurs sorti, pour la première fois, la couverture de survie en plus de mon duvet. C’est pour dire. Je mange rapidou dans ma tente et file attaquer le dernier jour dans le Morbihan. Le soleil est de la partie et c’est plutôt cool au vu de la température extérieure. Débuter une journée avec mon coupe-vent ne m’était pas arrivé depuis vraiment longtemps (les chemins de St Jacques au mois de novembre).

J’avance entre terres agricoles, qui me rappellent mon Berry, et océan. Puis je remonte la Vilaine jusqu’au barrage d’Arzal où je vois fonctionner l’écluse. 21 bateaux, une 30aine de centimètres d’eau, de l’océan à la Vilaine, il faudra environ 35 minutes d’agitation. Mais c’était super joli à contempler. Je finis donc cette onzième semaine en passant la Vilaine, mais en ne sortant pas encore du Morbihan cependant. Ça attendra la douzième semaine…

À la semaine prochaine.

Le petit point dodo :

24.08 – Appart à Vannes

25.08 – Camping du Ruys à St Léonard

26.08 – Bivouac aux alentours de Sarzeau

27.08 – Camping du Tindio à Kerners

28.08 – Dodo chez Emeline

29.08 – Camping des goélands à Bétahon

30.08 – Camping les embruns à Kerarno

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Bilan de la dixième semaine

1886 km parcourus, je me crée mon propre chemin, découverte de la presque île de Quiberon et des mégalithes, une nouvelle liberté dans mon cheminement, j’attaque le golfe du Morbihan.

Après 9 semaines à suivre un tracé qui me semblait évident, familier, rassurant… je me confronte à une réalité forte désagréable… Le tracé du GR, dans le Morbihan, ne me convient pas. Couper à travers les terres, ne plus longer la côte, éviter les alignements de mégalithes… Tout s’enchaîne et je ne me sens plus à l’aise avec mon propre cheminement, ma propre démarche.

Il m’aura fallut une journée de marche forcée pour comprendre qu’il était temps que je me détache du GR pour tracer ma propre route. La symbolique est forte croyez m’en.

Là, prend tout son sens du cheminement et non le but à atteindre. Je dessine mon propre chemin, celui qui me donnera la chance de découvrir qui je suis. Je n’aurais jamais toutes les réponses, mais ne serait ce que quelques-unes afin de m’aiguiller quant à la direction où aller.

Cette décision ne fut pas simple à prendre, elle n’est pas des plus confortable puisque l’organisation en est d’autant plus lourde. Mais c’est, dès à présent, mon chemin et je me sens bien plus à l’aise d’avoir fait ce choix que de ne plus prendre de plaisir à marcher sur un chemin stérile.

Je ne m’empêche pour autant pas à retrouver de temps à autre le GR. Car le tracé est chouette par moment (ou inévitable) mais quitter les lignes blanche et rouge m’apaise.

J’aurais sacrifié une belle partie de côte faisant face à Lorient pour me rendre compte que le nouveau tracé ne me plaisant pas. Me défaire du prévisible me soulage, en quelque sorte. Je me sens suffisamment à l’aise avec l’inconnu et l’organisation de la nourriture ou du bivouac pour agir ainsi sans violence aucune. Quelle liberté, quel bonheur.

Toute décision nécessite de faire un choix. Peut être passerais-je à côté de certaines choses, mais au moins je reste fidèle au tracé que je m’étais prévue et j’avance à mon rythme, face à des paysages qui me rendent heureuse.

Je découvre ainsi la presque île de Quiberon, les alignements d’Erdeven et ceux de Carnac. Sans oublier les alentours de Locmariaquer. Où il m’a été permis de « chasser » les dolmens. Une journée extraordinaire de découvertes merveilleuses. Quel patrimoine nous avons !

Mon nouveau tracé est super chouette. Je suis ravie. D’autant plus que je suis de plus en plus à l’aise avec cette liberté qui est mienne.

Cette semaine, j’ai eu la chance de rencontrer des randonneurs à la journée fort agréable, avec qui la discussion a fait passer l’après midi d’autant plus rapidement. Merci Francis et Valérie.

Ainsi qu’une sympatique bande de jeunes du 94, en vacances. Les questions y allaient bon train : vous faites comment pour la nourriture ? Et pour vous repérer ? Et pour manger ? Et pour charger votre téléphone ??? Bref des questions de logistique qui me semblent familières mais qui interrogent. Une belle discussion conclue par un « Madame, je te respecte grave ! Tu m’impressionnes ». C’était une belle rencontre, merci à vous. Et qui sait, peut être à bientôt dans les écoles après tout… Partager mon expérience peut aussi passer par ce type de discussion et d’ouverture d’esprit.

Et j’ai partagé un repas très chouette avec Shannon. C’est étonnant comme ce cheminement est totalement différent de celui de St Jacques. Je rencontre, certes, moins de monde. Mais je partage plus. J’ouvre mon expérience aux autres, le temps d’un repas, d’un coup de téléphone, d’une semaine de marche. Je suis heureuse de découvrir leur univers et de partager le mien. Aussi contraignant cela puisse être, déroutant ou embarrassant, par moment, ce sont de beaux moments partagés qui me rendent heureuse.

J’ai aussi eu la chance de voir les grandes marées. Enfin, une grande étendue de plage, rochers et coquillages sans eau puisque j’ai eu le droit à beaucoup de marée basse. Un régale pour les pêcheurs à pied semblerait-il. Pour ma part, ça a donné un petit moment à longer une plage encore plus vide qu’à l’accoutumée mais grouillant d’épuisettes et de bottes. C’était une jolie image et une atmosphère toute particulière. J’aurai adoré la vivre dans le Finistère. Mais mon avancée en a décidé autrement.

Le petit point noir de cette semaine, ce sont les douleurs !

70 jours de marche, ça commence à tirer sur mon mécanisme. La douleur au tendon d’Achille qui passait régulièrement, mais ne s’installait pas, commence à faire un petit nid douillet à l’arrière de ma cheville gauche. Je reste donc alerte au moindre changement d’intensité car il se pourrait bien que ce dernier cesse de me suivre si je tire trop dessus. Déjà 1886 kilomètres qu’il me subit… et j’aimerais bien qu’il y en ai d’autre.

Bon, soyons francs, le Morbihan, à première vue, me transporte beaucoup moins que le reste de la Bretagne. Moins sauvage, moins brut, moins grandiose en terme de paysages… mais doux, poétique. Bien plus propice à la contemplation. Je commence à comprendre pourquoi les gens y sont tant attachés, je me laisse flâner le long de ses méandres en y prenant plaisir. D’autant plus à marée haute, mais les oiseaux à marée basse sont magiques, à leur façon.

Les parcs à huîtres du Morbihan.

À la semaine prochaine.

Le petit point dodos :

17.08 – Camping municipal de Kerhillio

18.08 – Camping municipal du Rohu

19.08 – Camping de Kerabus tout proche de Carnac

20.08 – Camping de la tour à Kerinis

21.08 – Bivouac aux alentours d’Auray

22.08 – Camping de Ker Éden à Larmor Baden

23.08 – Camping de Vannes à Conleau

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Bilan de la neuvième semaine

1660 km parcourus, fin du quatrième topo-guide, attaque du Morbihan, découverte de l’île de Groix, rencontres de personnes magnifiques, 2 mois de marche.

Après une belle semaine à longer dunes, étangs, plages et falaises, je reviens un peu dans les terres…

Bien que caniculaire, j’ai la chance d’attaquer cette semaine en remontant 2 bras de rivières. Ce qui signifie 2 jours à remonter puis redescendre une rivière menant à la mer.

Ça peut sembler décourageant de « perdre » 2 jours pour avancer, factuellement, de moins d’un kilomètre sur la côte.

Mais je suis à l’abri des arbres, je re découvre les paysages boisés des abers (croisés il y a quelques semaines maintenant) et je profite de ce moment de calme loin des touristes ne se perdant que peu par ici.

L’air y est un peu plus respirable bien que l’odeur de vase à marée basse soit omniprésente. Je me surprends à prendre plaisir à juste regarder un lézard, un oiseau pêchant, des feuilles brunissantes sous la température caniculaire que nous subissons tous… Que la Bretagne est belle.

Puis je reviens vers l’océan pour le quitter quelques heures de temps en temps. Moi qui pensais que la côte serait en ligne droite jusqu’à St Nazaire… Je me suis bien trompée ! Et quelle chance ! Quoi qu’il en soit, je profite ; le sentier est beau.

Au détour d’un de ces bras de rivières, je rencontre Victor et Perrine. Ils font le GR dans sa totalité et je les suis sur les réseaux sociaux depuis le début. Ça fait extrêmement plaisir d’enfin les rencontrer ! Nous marchons une après-midi ensemble et les kilomètres passent d’autant plus rapidement que nous avons un bon nombre d’anecdotes, d’idées et de projets à partager… Il faut bien avouer que c’est très très chouette de rencontrer des gens sur le chemin, surtout lorsque l’on a tant en commun que ces deux personnes. D’autant plus que j’ai la chance de finir cette semaine en leur compagnie puisque nous bivouaquons ensemble dimanche soir en pleine forêt.

Puis je retrouve un autre randonneur, Alexandre, rencontré il y a quelque temps à Benodet. C’est la fin du chemin pour lui, mais nous marcherons tout de même deux jours ensemble. Ce fut une rencontre bouleversante de discussions, de bienveillance et de gentillesse. Merci Alexandre pour ces moments partagés. Bonne continuation et bonne recherche de ta voie.

Cette semaine est donc ponctuée d’une certaine quiétude, j’en profite d’autant plus que mon ami Vincent m’a retrouvé quelques jours et qu’il a géré toute l’organisation autour du cheminement. Je suis d’autant plus libre de mes pensées que je ne suis pas encombrée par les questions techniques et vitale de nourriture et dodo.

Pour terminer cette semaine, j’arrive à Lorient, la fin du quatrième topo-guide ! Je me procure donc le cinquième et dernier topo-guide de ce GR avant de reprendre ma route.

Pour fêter cette grande nouvelle et mes 2 mois de marche (et oui, j’y suis !!!!) je décide d’aller sur l’île de Groix. Une merveilleuse idée tant l’île est belle. Je suis accueillie dans le jardin de Loïc et Pascale (des amis d’Alexandre). Ils sont îliens à l’année. C’est super chouette de découvrir cette vie-ci, après tant d’îles traversées (5 en tout, pour le moment).